Nombreuses sont les villes de tous les continents qui lui ont rendu hommage sous des formes multiples et diverses par l’attribution de son nom à des lieux publics. En France, qui se classe en tête avec la Pologne et le Brésil, il y a des dizaines de “Zamenhof/Esperanto-Objektoj”.
Il n’existe rien de comparable pour des personnalités du monde politique, scientifique, culturel ou religieux de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud et même dans l’espace : l’astéroïde (1462) Zamenhof.
Les formes de commémoration pour cet anniversaire sont variées : banquets, animations, conférences, concerts, excursions, activités culturelles ou distractives, etc., par exemple, évidemment, dans sa ville natale : Bialystok (Pologne), ou à Shenyang, capitale de la province chinoise du Liaoning, etc. Dans le monde.
Que penserait aujourd’hui Zamenhof, ce polyglotte précoce qui comprit dès son enfance la nécessité d’oeuvrer pour le rapprochement des peuples, du terrible drame qui se déroule à Gaza et en Cisjordanie, sur la terre de Palestine où Juifs et Arabes coexistaient en bonne intelligence avant la fondation d’un État frankensteinesque en 1948 ?
Étudiant en médecine, il avait milité pour le sionisme, puis s’en était détourné lorsqu’il comprit que ça n’allait pas dans le sens de ce que lui dictait sa conscience et que ça pouvait tourner au pire.
Les premiers manuels de la Langue internationale espéranto pour l’hébreu et l’arabe parurent respectivement en 1888 et 1907. Le premier club de Palestine vit le jour à Jerusalem en 1908, puis un autre près du tombeau de Jésus en 1914, et un prêtre le recommanda la même année à Béthléem. Une publication parut sous le titre ”Hebrea Esperantisto” à partir de 1924. Une association existait en 1924 sous le nom Tel-Aviva Esperanto-Societo. Un militant arabe de la ville de Jaffa pour l’espéranto avait Arafat pour nom, mais aucun lien familial avec le fondateur du Fatah et président de l’Organisation de Libération de la Palestine n’a pu être démontré.
Le sixième et dernier Congrès palestinien d’espéranto avant l’invasion barbare sioniste condamnée en 1948 par des personnalités juives, parmi lesquelles Albert Einstein, eut lieu du 10 au 12 avril 1944 à Jérusalem.
Le 15 décembre est aussi la Journée du livre d’espéranto
Pour en savoir plus.
Henri Masson,
Coauteur de “L’homme qui a défié Babel”
Chut ! :
J’ai piqué cette illustration du CIRA de Marseille qui fêtera Zamenhof le 14 et le 16 décembre ! ;-)
Dans le monde.
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