Le temps défait mon âme à l’heure
De mes nuits au sommeil boudeur.
Le vent éparpille les étoiles, sans clameur.
Comment ne pas rêver à des baisers fripons
Quand de vos lèvres, vous en cueillez la moisson.
Eternelle douceur ! J’en perds la raison.
J’effeuille mes ans au chapelet du temps.
Mon étoile a pâli doucement, doucement.
Et mes cheveux sont devenus tout blanc.
Retrouverais-je un jour, un amour aussi grand
Avant que la faucheuse, cette gueuse, ne vint
M’enrouler dans son suaire tissé de tourments.
Mon esprit frémit au souvenir fugace
De mots tendres murmurés encore tenaces.
Le silence retombe en cendres d’oublis.
Sur mon feuillet, quelques larmes s’égarent
Brodant mes mots de dentelle au buvard
Qu’une brise légère assèche sans répit.
©Valériane
12 comments
Câlinou said:
et la difficulté commune de retrouver
l'amour et d'être de nouveau aimé.
Valeriane ♫ ♫ ♫¨* replied to Câlinou:
Gyp' said:
Cueillir, cueillir, ... mais le temps passe
Et ne sont plus que souvenirs
Les moissons de tous ces instants
Volés au "présent-passé"
Au grenier de mon coeur d'enfant
Je voudrais enfermer le Temps ...
Valeriane ♫ ♫ ♫¨* said:
HelenaPF said:
Valeriane ♫ ♫ ♫¨* replied to HelenaPF:
j-p l'@rchéo said:
Valeriane ♫ ♫ ♫¨* replied to :
j-p l'@rchéo said:
Valeriane ♫ ♫ ♫¨* replied to j-p l'@rchéo:
j-p l'@rchéo said:
Valeriane ♫ ♫ ♫¨* replied to j-p l'@rchéo: