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Lorsque la vie d’un enfant commence en enfer
Il y a des merveilles à révéler dans la tête et le coeur des enfants, quelle que soit leur race ou leur origine ethnique. Que dire des enfants de Gaza et d’ailleurs, de l’affaire Epstein passés sous silence ?
Voici 120 ans, du 28 août au 6 septembre 1906, grâce à deux lycéens — Edmond Privat et Hector Hodler —, le 2ème Congrès mondial d’espéranto put avoir lieu à Genève. Le discours d’ouverture fut prononcé le 28 août par le Dr Zamenhof au prestigieux Victoria Hall. Il devrait être lu à chaque rentrée scolaire dans toutes les écoles du monde. Le Dr Zamenhof avait relaté le pogrom de Byalistok, sa ville natale, qui avait eu lieu quelques semaines avant. Original/extrait :

Dans les rues, des sauvages armés de haches et de barres de fer se jetaient bestialement contre de paisibles habitants dont la seule faute était de parler une autre langue et de pratiquer une autre religion qu'eux. Pour cela, on fracassait les crânes, on crevait les yeux d'hommes, de femmes, de vieillards impotents et d'enfants sans défense (…) De toute évidence, la responsabilité en retombe sur ces abominables criminels qui, par les moyens les plus vils et les plus fourbes, par des calomnies et des mensonges massivement répandus, ont créé artificieusement une haine terrible entre les peuples. Mais les plus grands mensonges et calomnies pourraient-ils donner de tels fruits si les peuples se connaissaient bien les uns les autres, si entre eux ne se dressaient des murs épais et élevés qui les empêchent de communiquer librement et de voir que les membres des autres peuples sont des hommes tout à fait semblables à ceux de notre propre peuple, que leur littérature ne prêche pas de terribles crimes mais la même éthique et les mêmes idéaux que la nôtre ?“.

Nous assistons aujourd’hui à des abominations semblables et même infiniment pires à Gaza et en Cisjordanie : lors du pogrom de Bialystok, du 14 au 16 juin 1906, entre 81 et 88 personnes furent tuées et 80 blessées.

Aujourd’hui :
UNA-Info : “73 054 martyrs et 173 480 blessés dans la bande de Gaza depuis le début de l’agression“
ONU-Info : “Gaza compte désormais le plus grand nombre d'enfants amputés par habitant au monde, selon l’UNRWA“
RTL : “Gaza - Des amputations sans anesthésie" : le vice-président de Médecins du monde raconte sur RTL les conditions des soins“
UNICEF : “À Gaza, les enfants blessés sont opérés sans anesthésie“.
ONU-Info: “Gaza : plus de 38 000 femmes et filles tuées entre octobre 2023 et décembre 2025“
ONU Info : “300 jours de cessez-le-feu, 300 enfants tués à Gaza“

They can destroy cities, but never the truth.
Ils peuvent détruire des villes, mais jamais la vérité.
Ili povas detrui urboj, sed neniam la veron.

L’enfant comme cible prioritaire
Les enfants y sont devenus des cibles prioritaires de la soldatesque sioniste décervelée par Ezra Yachin, le dernier vétéran du massacre de Deir Yassin qui eut lieu le 9 avril 1948, quelques jours avant la proclamation de l’indépendance d’Israël (15 mai), et qui suscita l’indignation d’Albert Einstein exprimée dans une lettre du 10 avril à Shepard Rifkin :
Si en Palestine, une catastrophe réelle et finale devrait arriver, les premiers responsables en seraient les anglais et en deuxième, les organisations terroristes qui se construisent dans nos propres rangs. Je ne voudrais voir personne associé à ces criminels induits en erreur.”
Albert Einstein confirma son indignation avec d’autres personnalités juives, dont la philosophe Hannah Arendt, dans une lettre du 2 décembre1948 au New York Times :
"Parmi les phénomènes politiques les plus inquiétants de notre époque, il y a dans l'état nouvellement créé d'Israël l'apparition du "Parti de la Liberté" (Inuat Haherut), un parti politique étroitement apparenté dans son organisation, ses méthodes, sa philosophie politique et son appel social aux partis Nazi et fascistes.

Ami intime de Montaigne, Étienne de la Boétie faisait partie des grands esprits. Son “Discours de la servitude volontaire“ (1576) a 450 ans et reste d’actualité. La tyrannie a toujours besoin du silence, de la soumission et autres formes de complicité : "Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux.
Henri Masson