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Un voyage qui commence bien
Le vol direct Air France qui nous a emmené, ma femme et moi, à Antananarivo (Madagascar) s’est déroulé sans incident. Ce qui n’avait pas été le cas en 2016, lorsque nous étions venus pour la première fois dans ce magnifique pays. Le pilote s’y était repris en trois fois pour décoller de la piste. Et les explications contradictoires du commandant de bord avaient de quoi inquiéter.

Bref, nous étions arrivés à bon port, sains et saufs avec "seulement" deux heures de retard. Mais dans la foulée, attendre ses bagages pendant trois heures, ça donne envie de reprendre le premier vol pour Paris.
Ce jeudi, non seulement l’avion avait quinze minutes d’avance, mais formalités douanières et récupération des bagages : trois quart d’heure montre en main. A la bonne heure ! C’est le cas de le dire.

Dix minutes pour nous rendre à notre hôtel à Talatamaty, dans la périphérie d’Antananarivo. Tout était " pour le mieux dans le meilleur des mondes. " Manque de chance, je n’ai pas dormi. Trop tendu sans doute ?! Un vol de dix heures, même quand ça se passe bien, ça fatigue. Et ça faisait 20 heures que nous étions partis de chez nous. Nous n'habitons pas au pied de Roissy-Charles-de-Gaulle. Et c'était sans compter avec une meute de chiens errants hurlant à la mort à quelques dizaines de mètres de l’hôtel.


Dans de telles conditions on est obligatoirement matinal. Une bonne douche et tout repartira comme en 14. Oui mais… Pas d’eau chaude dans la salle de bain. Rien de catastrophique, mais une douche gelée quand on n'a pas dormi, on peut espérer mieux.
Après avoir signalé la défaillance du chauffe-eau et un bon petit déjeuner plus tard, nous prenons la direction de la rizière la rizière qui borde l’hôtel.

Je commence à prendre quelques photos pour me chauffer. Pas d’enjeu particulier. Je fais des photos pour le simple plaisir. Dix minutes plus tard, je suis étendu de tout mon long, face contre terre, dans la rizière. Mon appareil et moi, sommes couverts de boue. Lui est tropicalisé. Moi pas.


Ma femme est incapable de m’aider à me relever. Elle est pliée… De rire. C’est à ce moment qu’un homme surgit de derrière une petite plantation de bananiers. « T’as pas vu le petit canal ? » me dit-il, alors que je tente encore de me relever d’une seule main, puisque l’autre tient fébrilement mon boîtier. Et tout ça, sous les rires persistants de ma femme.
Le petit canal dont il parle, c’est une rigole creusée dans la terre pour irriguer la rizière. Et bien non, je ne l’ai pas vu « le petit canal ». Sinon, je ne me serais pas retrouvé dans une situation aussi grotesque.
Le séjour malgache commence bien.

4 comments

Pat Del said:

Au-delà des contraintes du transport aérien de longue distance, un séjour loin de son quotidien est toujours source de petits aléas. Même lorsque l'on a tout prévu, il y a toujours des surprises.
L'important, c'est de ne jamais se départir de sa bonne humeur.
A cet égard, je vois que tes facultés d'adaptation sont remarquables ...
5 years ago ( translate )

Jean-luc Drouin said:

L'humour et l'autodérision nous sauvent des aléas de la vie. Il faut toujours voir le côté positif des petites galères.
5 years ago ( translate )

Typo93 said:

Va en Hollande, les canaux sont plus visibles !
MDR
5 years ago ( translate )

Jean-luc Drouin said:

C'est la raison pour laquelle à Amsterdam, je n'ai jamais fait le grand plongeon.
5 years ago ( translate )