Houlgate (France) – Cette photo est issue d’une carte mémoire dont j’avais archivé les photos sans vraiment les regarder. Ce jour-là, seules quelques photos de famille avaient de l’intérêt pour moi. Autrefois, même pour aller chercher du pain au bout de la rue, j’emportais mon appareil photo (argentique) au cas où un scoop se présente. Pour un journaliste, ça se comprend. Même si le scoop n’est pas toujours au rendez-vous. Faire des photos sans prétention, comme celle-ci, permet d’entretenir les automatismes. Cette habitude, qui m’a tenue quelques décennies, remonte à juillet 1980, lors de ma première semaine de stage à l’agence de Trouville de Paris-Normandie. On m’envoie faire une photo-légende sur un concours de châteaux de sable sur la plage pour boucher un coin de page. Devenir grand reporter, ça se mérite. Je suis revenu avec des photos d’Alain Delon, de Dalila Di Lazzaro et Jacques Deray qui tournaient une scène du film "Trois hommes à abattre". Personne n’avait été prévenu. Le lendemain, mon article et mes photos faisaient la une des trois quotidiens du groupe de presse. Le rédacteur en chef, à qui je disais que j’avais eu de la chance, m’a répondu que le journaliste qui n’a jamais de chance doit changer de métier. Phrase que j’ai souvent réutilisée. Et la chance, il faut aller la chercher. Un rédacteur, à qui la chance se présente, aura toujours la possibilité de l’exploiter. Dans les mêmes circonstances, le photographe qui n’a pas son boîtier aurait intérêt à changer de métier. Mais ça, c’était autrefois. Maximilien Lamy, éditeur au service photo de l’AFP en vacances en Gironde a réalisé il y a quelques jours des photos extraordinaires avec son smartphone. L’image la plus diffusée représente deux touristes sous un parasol, sur fond d’incendie. Elle est tellement surréaliste que j’ai cru qu’elle avait été générée par l’IA. Moi qui refuse de faire des photos avec mon téléphone, d’autant que je l’oublie une fois sur deux, je vais peut-être changer mon point de vue… Sur les téléphones.
Pour voir la photo, suivez ce lien :
www.franceinfo.fr/replay-radio/l-il-de-marion/pour-quelles-raisons-cette-photo-des-incendies-en-gironde-est-elle-devenue-le-symbole-de-l-ete_8092310.html
19 comments
Julien Rappaport said:
Jean-luc Drouin said:
Julien Rappaport replied to Jean-luc Drouin:
Don Sutherland said:
Jean-louis Thiaudier… said:
Jean-luc Drouin replied to Jean-louis Thiaudier…:
Annemarie said:
LotharW said:
William Sutherland said:
Admired in: www.ipernity.com/group/tolerance
Nicole Merdrignac said:
Madeleine Defawes said:
J'ai effectivement vu cette photo choquante des vacanciers devant l'incendie.
Bonne journée. Amitiés
Dominique 60 said:
Pam J said:
I HAVE TROUBLE NOW POST STROKE AND SADLY I STRUGGLE WITH MY BELOVED SONY'S . I DO HOWEVER VOCATIONALLY USE THE PHONE CAMERA
*Уαɾα said:
Reading the article you linked to, though, it's remarkable just how significant a photo taken with a cell phone can become. :)
Jean-luc Drouin replied to *Уαɾα: