Un jour, quelqu'un vint voir Socrate et lui dit :
- Ecoute Socrate, il faut que je te raconte comment ton ami s'est conduit.
- Arrête ! Interrompit l'homme sage. As tu passé ce que tu as à me dire à travers les trois tamis ?
- Trois tamis ? dit l'autre, empli d'étonnement.
- Oui, mon bon ami : trois tamis. Examinons si ce que tu a as à me dire peut passer par les trois tamis. Le premier est de celui de la Vérité. As tu contrôlé si ce que tu as à me dire est vrai ?
- Non; je l'ai entendu raconter, et ...
- Bien, bien. Mais assurément, tu l'as fait passer à travers le deuxième tamis. C'est celui de la Bonté. Ce que tu veux me dire, si ce n'est pas tout à fait vrai, est-ce au moins quelque chose de bon ?
Hésitant, l'autre répondit : non, ce n'est pas quelque chose de bon, au contraire ...
- Hum, dit le Sage, essayons de nous servir du troisième tamis, et voyons s'il est utile de me raconter ce que tu as à me dire ...
- Utile ? Pas précisément.
- Eh bien, dit Socrate en souriant, si ce que tu as à me dire n'est ni vrai, ni bon, ni utile, je préfère ne pas le savoir, et quant à toi, je te conseille de l'oublier ...
7 comments
Franck Alleron said:
©Franck Alleron
Franck Alleron said:
A bove ante, ab asino retro, a stulto undique caveto
Régis Desailly said:
Régis Desailly said:
j-p l'@rchéo said:
Je sais ça n'est ni vrai, ni utile, pour vous mais qu'est ce que c'était bon, pour moi ;-))
Bonne, vraie, utile journée de Vendredi les ami(e)s!
Franck Alleron said:
Cependant en regardant quel besoin en soi n'est pas satisfait quand on critique l'autre on voit clairement que la solution au problème n'est pas chez l'autre mais bien en nous même!
Il est aussi vrai que de prendre conscience de cela pour soi coupe l'herbe sous le pied à ceux qui entretiennent cette dynamique relationnelle pour manipuler: Il est en effet plus difficile de se laisser manipuler lorsque l'on a entreprit de se responsabiliser sur ses propres émotions.
De chercher à l extérieur les raisons de ce qui se passe à l'intérieur est une pure folie et demander l'assentiment des autres pour justifier ses" propres sales humeurs" le plus sûr moyen de pérenniser son propre malheur!
Bien sûr ils risquent de se débattre lorsque l'on les renvoi à eux-même mais c'est pour notre propre bien-être! ( ils n'iraient quand même pas nous faire le coup du "j'en sais plus sur ce qui est bon pour toi que toi même!" !
Chacun prend et laisse ce qu'il veut mais rien ne sert de dénigrer les avis différents, et puis il y a toujours une façon de se protéger de ceux qui ne pensent qu'à nuir!
"Laissons à chacun le choix de se laisser polluer ou pas" me semble plus équitable!
Franck Alleron said: